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L’une des sept merveilles du monde antique était un phare : situé sur l’île de Pharos, à l’entrée d’Alexandrie, il s’illuminait en direction de la belle Méditerranée. En toute époque, en tout lieu, le phare a été une œuvre précieuse et respectée. LE PHARE, CONSTRUCTION PÉRENNE. Le phare s’enracine dans les endroits rocailleux, souvent très rudes. Dès lors, il doit bénéficier d’une solide emprise et de lourdes fondations, ainsi que d’une hauteur et de formes lui permettant de résister aux rafales de vent et aussi, s’il est en mer, à la force des flots. LE PHARE, PROPAGATEUR DE LUMIÈRE. Les hommes ont toujours cherché à amplifier la capacité d’éclairage du phare. Pendant longtemps, la source de lumière était restreinte à la lueur d’une lampe à huile assortie d’un simple miroir, réflecteur de lumière. A l’aube du XIXème siècle, Augustin Fresnel mis en place un nouveau système, concentrant les rayons lumineux en faisceaux grâce à une lentille, ce qui permit de percer brumes et brouillards. Cette invention plaça l’optique au service de la puissance lumineuse, et constitua une étape fondamentale. LE PHARE, GARDIEN VERTUEUX. Le phare mobilise ses forces face à la puissance de la nature, pour une mission noble. Le phare suppléé les étoiles pour permettre aux marins de se localiser, il informe les navigants de l’approche soudaine de la côte, et leur impose la vigilance. En illuminant le danger, il est le gardien de la sécurité des hommes, précisément ceux venant du large. LE PHARE, INSTRUMENT DE COMMUNICATION MARITIME. Le langage maritime a ses codes, internationalisés ; ainsi les pavillons alphabétiques, les flammes numériques, les sémaphores, mais aussi le langage du phare. De son promontoire terrestre, il s’exprime en silence avec son œil lumineux : la couleur de l’éclat (blanc, rouge, vert), sa fréquence d’émission (un, deux, trois, quatre ou cinq), sa durée d’illumination et d’occultation (combinaisons d’espaces de temps de 5, 10, 20 à 30 secondes) sont autant d’éléments constitutifs du message. Invention qui a traversé les siècles, son utilité s’essouffle aujourd’hui. Pourtant, le phare conserve sa place évocatrice dans l’imaginaire collectif, et la légende continue son œuvre... Pour une évocation visuelle, une piste est proposée par l’exposition « Phares et repères d’Algérie » rassemblant des photos d’archives de la trentaine de phares qui couvrent, de Nemours au Cap Rosa, les 1000 kilomètres côtiers de l’Algérie ; exposition organisée par l’Amicale des Oraniens des Bouches-du-Rhône, Maison du Maréchal Juin, 29 avenue de Tübingen, Aix-en-Provence. BARRIAL Kolia |